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16.04.2008

Aqueducs de Rome: maitrise et controle des eaux

Lors d'une visite à la Ville Eternelle, les touristes font souvent la meme remarque: à Rome il y a beaucoup de fontaines et les Romains ont de l'eau en abondance. Ceci s'explique par la grande tradition "aquatique" qui vient de très loin dans le passé. Rome peut etre fière d'avoir un très bon système de canalisation des eaux et on peut voir en effet beaucoup de fontaines mais très peu de gens savent que ce système fonctionne depuis plus de 2300 ans et que ce meme système fonctionne encore aujourd'hui.

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Les 260 miles qui composent le système de canalisation des anciens aqueducs Romains (la plupart d'entre eux souterrains excepté pour 35 kilomètres) nécessitaient à l'époque d'une légion d'ouvriers ( une légion était composée de 3300 hommes au huitième siècle avant Jésus-Christ et plus tard, sous l'empire d'Octavien Auguste durant le premier siècle par 5500) pour le parfait entretien des structures.
Ces ouvriers travaillaient sous la direction d'un curator aquarum (le responsable de l'entretien des aqueducs). Sous son commandement, ces voies de communication qui convoitaient l'eau devaient etre construites en considérant toujours les entretiens d'ordinaire administration et les travaux de réparation extra-ordinaires.
Les points d'accès aux canalisations souterraines (des puits recouverts par des blocs de marbre) étaient installés et placés à une meme distance l'un de l'autre pour un meilleur accès en cas d'obstructions ou d'interruptions de flux.

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Pendant sa plus grande période d'expansion (du premier jusqu'au deuxième siècle) Rome comptait plus d'un million d'habitants et chacun d'eux avait à sa disposition un mètre cube d'eau par jour provenant de différents aqueducs:
-Aqua Appia, construit par Appio Claudio Cieco en 312 avant Jésus-Christ, 16 kilomètres de long, provenent de La Rustica sur la Via Prenestina
-Anio Vetus, construit par Flacco et Curio Dentato en 272 avant Jésus-Christ, 63 kilomètres de long, provenent de Vicovaro Mandela (région Abruzzes) et qui terminait son cours à Porta Maggiore
-Aqua Marcia, construit par le préteur Quinto Marcio Re en 144 avant Jésus-Christ, 62 kilomètres de long, provenant de Arsoli (région du Latium)  et qui en passant par Porta Maggiore il desservait les quartiers du Mont Capitole et du Mont Aventin
-Aqua Tepula, construit par Cepione Longino en 125 avant Jésus-Christ, 18 kilomètres de long et entièrement souterrain, source d'eau tiède provenant de Grottaferrata-Marino (Latium) et qui desservait le quartier du Mont Quirinal
-Aqua Julia, construit par Marco Vipsanio Agrippa (architecte d'Octavien Auguste) en 33 avant Jésus-Christ, 18 kilomètres de long tous souterrains, provenant de Grottaferrata et rejoignant les aqueducs de l'Aqua Marcia et de l'Aqua Tepula à Porta Maggiore il desservait lui aussi le quartier du Mont Quirinal
-Aqua Virgo, construit par Marco Vipsanio Agrippa en 19 avant Jésus-Christ, 20 kilomètres de long, provenent de Salone (Via Collatina), il était entièrement souterrain et desservait les Thermes d'Agrippa (qui comprenaient les zones du Pincio, Place d'Espagne, Via del Corso et du Panthéon: son point final d'arrivée est la Fontaine de Trévi
-Aqua Alsietina, construit par Octavien Auguste en l'an 2 avant Jésus-Christ, 33 kilomètres de long, provenant de la source du lac de Martignano (Latium, Via Cassia), il passait par la Porta Aurelia et il desservit le quartier de Trastevere jusqu'au troisième siècle quand il n'y eut plus d'eau à la source
-Aqua Claudia, construit par l'empereur Caligula en 38, agrandi par l'ajout d'un étage supplémentaire par l'empereur Claudius en 52, 68 kilomètres de long, provenant de Arsoli il passait par Porta Maggiore et arrivait jusqu'au quartier de San Giovanni (Latran): sous l'empire de Domitien (81-96) il fut prolongé jusqu'au Mont Palatin (les deux étages et les arches sont encore visibles à coté de l'entrée du mont Palatin sur la Via di San Gregorio)
-Anio Novus, construit lui aussi par l'empereur Caligula en 38, agrandi lui aussi par l'empereur Claudius en 52, 87 kilomètres de long, provenant de Subiaco (Latium) et il arrivait lui aussi jusqu'au Mont Palatin
-Aqua Traiana, construit par l'empereur Marco Ulpio Traiano en 109, 32 kilomètres de long, provenant du lac de Bracciano, Oriolo Romano et Trevignano, il passait par la Porta Aurelia et il desservait les quartiers de Borgo (Vatican) et de Trastevere. Restauré par Pape Pie V en 1618 il prit le nom d'Aqua Paola et ses points finals d'arrivée sont la Fontaine Trilussa (Piazza Trilussa) et la Fontaine Paola (Mont Janiculum)
-Aqua Alexandrina, construit par l'empereur Alessandro Severo en 226, 22 kilomètres de long, provenent de Colonna il passait par Porta Maggiore et desservait une partie du quartier du Mont Quirinal en terminant son cours aux Thermes Alexandrines (derrière le Panthéon)
-Aqua Felice, construit par Pape Grégoire XIII en 1583 et fini sous Pape Sixtus V en 1585, 38 kilomètres de long, provenent de Palestrina et Zagarolo il entrait à Rome à travers la Porta Furba (quartier sud de la ville) et desservait les quartiers des Monts Esquilin, Viminal et Quirinal. Son point final d'arrivée est la Fontaine du Moise (Via Vittorio Emanuele Orlando juste à coté du St Regis Grand Hotel).

06.01.2008

Visite de Rome virtuelle mais surtout réelle

Lors de la construction depuis le néant de mon site sur la ville de Rome et de ses monuments qui datent du 8ème siècle avant Jésus-Christ, partir de zéro n'est pas si facile que cela: avant de prendre en main n'importe quel crayon et bout de papier pour y jeter les premières notions à ajouter pour créer un premier contenu, il fallait voir comment le présenter: meme si les connaissances sont bonnes il reste néanmoins très difficile d'exposer un concept de raccord entre un passé qui n'existe plus et un présent qui change et évolue continuellement, dans ce cas au fil des différentes découvertes archéologiques et historiques qui concernent la ville de Rome à peu près tous les quinze jours (Dieu soit loué, les fouilles sous la Rome ancienne continueront pendant plus d'un siècle encore: nous ne serons plus là pour voir nos curiosités satisfaites mais nos descendants en profiterons, au moins).

J'ai donc imaginé en me mettant à la place d'un internaute (visiteur virtuel de Rome) d'un coté et à la fois d'un visiteur en chair et en os (visiteur réel) en imaginant d'avoir devant moi un énorme jeu vidéo à illustrer et expliquer, en tenant compte que chaque joueur (ou groupe de joueurs) joue au fil de sa connaissance personnelle du jeu vidéo présenté et manifeste un véritable intéret qui est en rapport direct avec son envie d'évolution à travers les différents niveaux de jeu.

Tout ce que l'on voit est alors une interaction entre le visiteur (soit virtuel que réel) et la ville de Rome qui lui est ouverte comme une porte petit à petit, en rendant cette connexion la plus facile possible entre les deux véhicules de communication existants: l'explication et le lieu à expliquer doivent se rapprocher le plus possible à une compréhension la plus passionnante possible. C'est par ce moyen que tout ce qui est offert sous les yeux du visiteur arrive à l'utilisateur final (réel ou virtuel) dans la meilleure des façons: en ayant bien clair ce rapprochement entre visiteur, visite et lieux visités le contenu de mon site sur Rome a représenté ensuite un enchainement de descriptions les plus vraies et simples possibles pour en aboutir à une vision et une compréhension les plus vécues que possible. Vive Rome, vive les internautes passionnés de cette Ville Eternelle et vive ses visiteurs qui me transmettent leurs émotions.