21.04.2008
Développement de Rome ancienne: voies routières de communication
C'est au cours d'une visite de Rome que l'on peut comprendre l'organisation urbanistique des premiers emplacements de la ville et s'apercevoir que ces constructions furent réalisées avec un système qui fonctionnait à la perfection. Le Pomerium qui date de 753 avant Jésus-Christ (Rome fete aujourd'hui son 2761ème anniversaire: meilleurs voeux de longue vie) est le tout premier noyau de la Ville Eternelle autour duquel fut construite la première muraille défensive qui remonte aux temps de Romulus, et il comprend le Forum Romain, le mont Capitole et le mont Palatin (où furent justement édifiées les toutes premières maisons de Rome).
Le premier noyau de la ville était concentré dans cet espace mais ce qui marqua la grande expansion de Rome se vérifia seulement quatre siècles plus tard avec la réalisation de voies routières aménagées pour le développement économique (échanges commerciaux routiers) et les déplacements militaires (légions romaines et armements) et la conquete plus rapide de nouveaux territoires.
Les voies consulaires construites il y a 2000 ans font encore partie du système routier de la Rome actuelle et elles se sont parfaitement adaptées aux différentes transformations de la Ville Eternelle au cours des siècles. Les voies les plus importantes qui contribuèrent à la foudroyante expansion de Rome dans l'antiquité sont en ordre d'importance (pour l'époque de la Rome ancienne):
- Via Appia (Voie Appienne) appelée en latin Regina Viarum (la reine des voies) construite par Appio Claudio Crasso en 312 avant Jésus-Christ. Elle allait de Porta Capena (où se trouvent les Thermes de Caracalla) à Formia, fut prolongée jusqu'à Capua (région Campanie) en 307 avant Jésus-Christ et ensuite jusqu'à Brindisi (région des Pouilles) en 244 avant Jésus-Christ. Après avoir traversé la mer Adriatique elle prenait le nom de Via Egnathia et arrivait jusqu'à Constantinoples (l'actuelle Istanbul) en passant par la Grèce. En la parcourant du début la colonne du premier mile de la Voie Appienne est visible sur le coté droit mais ce n'est qu'une copie, la vraie colonne se trouvant aux Musées du Capitole)
- Via Aurelia (Voie Aurélienne) construite par le censeur Caius Aurelius Cotta en 241 avant Jésus-Christ, s'appelait Aurelia Vetus (Vieille Aurélienne) à partir de Porta San Pancrazio (qui se trouve entre le quartier de Monteverde Vecchio et Via delle Fornaci vers Saint Pierre) et Aurelia Nova (Nouvelle Aurélienne) à partir de la Porta Aurelia Sancti Petri. En un premier temps elle menait de Rome à Caere (Cerveteri, 55 kilomètres au Nord-Ouest de la Capitale, où se trouve la plus grande nécropole étrusque de la zone Méditerranéenne, déclarée Patrimoine Universel de l'UNESCO avec sa superficie de 400 hectares dont 10 sont ouverts au public: 1000 tombes énormes qui vont du neuvième au troisième siècle avant Jésus-Christ).
Après les victoires de Rome contre les étrusques de Castrum Novum (Torre Chiaruccia), Pyrgi (Santa Severa), Alsium (Palo Laziale, partie de la commune de Ladispoli, localité balnéaire fondée par le prince Ladislao Odescalchi en 1888) et Cosa (emplacement étrusque perché sur une colline de 113 mètres sur le niveau de la mer sur Ansedonia), la Voie Aurélienne fut prolongée jusqu'à Genua (Genes) en 109 avant Jésus-Christ (où elle passait par Pisae - l'actuelle Pise - qui était le seul port entre Rome et Genes et qui fut par conséquent une importante base navale pour les Romains au cours des guerres contre les Ligures, la Gaule et Carthage). Elle s'appelait Via Aemilia Scauri et fut construite par le consul Aemilius Scaurus. Elle passait par Derthona (Tortona), Placentia (Piacenza), Cremona (Crémone) et arrivait jusqu'à Genes à partir de laquelle on pouvait aller jusqu'en Gallia Narbonensis (Gaule Narbonnaise ou le Sud de la France) par la Via Postumia. En la période de plus grande expansion Romaine on pouvait voyager de Rome sur la Voie Aurélienne pour rejoindre le Sud de la France à travers les Alpes grace à la Via Julia Augusta (construite par Octavien Auguste en 13 avant Jésus-Christ) ou meme rejoindre Cadiz en Espagne.
- Via Tiburtina (Voie Tiburtine) construite par le consul Sempronio Sofo en 304 avant Jésus-Christ elle arrivait à Tibur (l'actuelle Tivoli, région Latium, 30 kilomètres de Rome): elle fut prolongée par le consul Marcus Valerius Maximus en 286 avant Jésus-Christ en s'appelant Via Tiburtina Valeria et en passant par Cairsoli (Carsoli, Abruzzes, 74 kilomètres de Rome) et par Alba Fucens (Alba Fucense, Abruzzes, 110 kilomètres de Rome) elle menait à Aternum (l'actuelle Pescara, région Abruzzes, renommée Piscaria - riche en poisson - vers l'an 1000) avec une longueur totale de 200 kilomètres. Elle partait de la Porta San Lorenzo, où fut construite l'église de San Lorenzo Fuori le Mura (Saint Laurent Hors les Murs) en 258 pour commémorer les persécutions contre Saint Laurent par la Rome payenne. Les deux voies Romaines mineures qui cotoient la Via Tiburtina et qui vont dans la meme direction sont la Via Empolitana (jusqu'à Tibur, l'actuelle Tivoli) et la Via Sublacensis qui mène jusqu'à Subiaco (Latium, 74 kilomètres de Rome).
- Via Flaminia (Voie Flaminienne) construite par le consul Caio Flaminio Nepote en 223 avant Jésus-Christ, voie consulaire qui unissait Rome au Nord-Ouest de l'Italie: elle partait de la Porta Fontinalis (Mont Capitole) et prenait la direction de Ponte Milvio, Saxa Rubra et Riano Flaminio pour arriver jusqu'à Civita Castellana, Spoletium (Spolète, Ombrie, 96 kilomètres de Rome) et Narnia ( Narni, Ombrie, 110 kilomètres de Rome) pour arriver jusqu'à Ariminum (Rimini, Emilie-Romagne, 364 kilomètres de Rome). Depuis Ariminum sa prolongation jusqu'à Placentia (Plaisance, Lombardie) où elle rejoignait la Via Aemilia Scauri de Plaisance à Genes puis Pise. Elle s'appelait Via Emilia et fut construite par le consul Marco Emilio Lepido en 187 avant Jésus-Christ: de Ariminum (Rimini) elle passait par Caesena (Césène), Forum Popili (Forlimpopoli), Forum Livii (Forlì), Faventia (Faenza), Forum Cornelii (Imola), Bononia (Bologne), Mutina (Modène), Regium Lepidi (Reggio Emilia), Parme et Fidentia (Fidenza) avant de se terminer à Placentia (Piacenza).
- Via Salaria (Voie du Sel): le nom de cette voie Romaine dérive de l'utilisation qu'on en faisait. En effet au cours des dixième et neuvième siècles avant Jésus-Christ les Sabins se procuraient le sel depuis les lieux de production de la mer Adriatique pour venir le revendre ou l'échanger à Rome. C'est pour cette raison que la Via Salaria est une soit-disant cause directement liée à la fondation de Rome. Elle partait de la Porta Salaria (l'actuelle Piazza Fiume) et menait à Castrum Truentinum (Martinsicuro, Abruzzes, 250 kilomètres au Nord-Est de Rome) en passant par Reate (Rieti, Latium, 77 kilomètres de Rome) et Asculum (Ascoli Piceno, Marches, 184 kilomètres de Rome).
- Via Cassia construite par le censeur Cassio Longino en 154 avant Jésus-Christ c'est une importante voie Romaine qui unit Rome à Florence qui fut ensuite prolongée jusqu'à Luni et à la Via Aurelia en passant par Luca (Lucca). Elle parcourait (et parcourt encore) un territoire situé entre la Via Aurelia et la Via Flaminia avec laquelle on pouvait rejoindre sans grandes difficultés la Via Emilia, Ariminum (Rimini) et tout le Nord de l'Italie. En partant de la Porta Fontinalis (mont Capitole) elle allait jusqu'à Ponte Milvio en commun avec la Via Flaminia. Sortie de Rome elle traversait les territoires étrusques de Veio, Sutri et Forum Cassi (près de Vetralla, Latium), touchant le lac de Bolsena (Bolsène), Clusium (Chiusi), Cortona et se dirigeait vers Arretium (Arezzo). Vers la moitié du premier siècle avant Jésus-Christ elle fut prolongée par le censeur Cassio Longino Ravilla vers Florentia (Florence) dont la légende attribue la fondation par Jules César en 59 avant Jésus-Christ. Elle passait ensuite par Pistoria (Pistoia, Toscane), Luca (Lucca, Toscane), Campus Maior (Camaiore, Toscane) et Pietrasanta. De là elle poursuivait au pied des premières collines de l'intérieur jusqu'à la ville de Luni (tout près de l'actuelle ville d'Ortonovo en province de La Spezia en Ligurie) où la Via Cassia se réunissait à la Via Aurelia.
Le parcours de la Via Cassia fut particulièrement utilisé après 774, après la victoire des Francs sur les Lombards, par les pélerins quise rendaient à Rome, en prenant aussi le nom de Via Francigena (Voie Francigène, qui mena après jusqu'au Sanctuaire de Saint Jean de Compostelle en Espagne à travers le sud de la France).
Aujours'hui la meme route sort de Ponte Milvio à Rome et entre à Florence à Ponte Vecchio. C'est la seule voie consulaire Romaine dont le kilométrage n'est pas mesuré à partir du Capitole mais de Ponte Milvio.
- Via Casilina qui partait (et qui part encore aujourd'hui) de la Porta Maggiore et qui unissait Rome à Capua (Capoue, Campanie). Son nom provient de Casilinum, l'actuelle Capua. Son parcours passait à travers la campagne Romaine par Frosinone et Cassino. A l'entrée de la région Campanie elle rejoignait la Via Appia à proximité de Capua (province de Caserta, Campanie) après un parcours d'environ 200 kilomètres.
- Via Prenestina partait de la Porta Maggiore de Rome et s'appela en un premier temps Via Gabina (de Gabii, ancienne ville du Latium qui n'existe plus aujourd'hui) où la voie terminait. Son nom actuel, par contre, prend celui de Praeneste (l'actuelle Palestrina, 38 kilomètres au sud de Rome) localité vers laquelle la voie fut ensuite prolongée.
- Via Nomentana était une importante voie Romaine qui unissait Rome à Nomentum (Mentana, Latium, 23 kilomètres de Rome). Son nom d'origine était Via Ficulensis car elle n'arrivait qu'à Ficulea (ancienne ville Romaine non plus existante près de Casale della Cesarina à 14 kilomètres de Rome) et ensuite son prolongement jusqu'à Nomentum porta au changement de son nom. Elle partait de la Porta Nomentana et prenait la direction Nord-Est jusqu'à Nomentum (Mentana). Une fois sortie de Rome elle passait (et passe encore aujourd'hui) par Fonte Nuova, Mentana et Monterotondo où elle rejoignait la Via Salaria.
- Via Tuscolana est une voie construite à l'époque médiévale sur l'ancienne voie Romaine qui partait de la Porta San Giovanni (Porte Saint Jean) et menait à la ville de Tusculum (à 6 kilomètres de Frascati dans la zone des Castelli Romani, Chateaux Romains). Elle longeait le parcours de la Via Appia (Voie Appienne) qui rejoignait la zone des Castelli Romani un peu plus au Sud (plus précisément à la hauteur de Albano et Ariccia). A la hauteur de la Porta Furba des arches traversent la voie: ce sont les arches de l'Aqueduc Felice où l'on voit une inscription papale de Sixte V qui y fit construire une fontaine pour les pélerins en voyage en 1595. La voie s'appelle encore Via Tuscolana et part aujourd'hui de Piazza Re di Roma (Place des Rois de Rome) pour mener à Frascati et donne son nom au quartier Tuscolano entre ceux de Cinecittà (studios cinématographiques) et du Quadraro.
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16.04.2008
Aqueducs de Rome: maitrise et controle des eaux
Lors d'une visite à la Ville Eternelle, les touristes font souvent la meme remarque: à Rome il y a beaucoup de fontaines et les Romains ont de l'eau en abondance. Ceci s'explique par la grande tradition "aquatique" qui vient de très loin dans le passé. Rome peut etre fière d'avoir un très bon système de canalisation des eaux et on peut voir en effet beaucoup de fontaines mais très peu de gens savent que ce système fonctionne depuis plus de 2300 ans et que ce meme système fonctionne encore aujourd'hui.

Les 260 miles qui composent le système de canalisation des anciens aqueducs Romains (la plupart d'entre eux souterrains excepté pour 35 kilomètres) nécessitaient à l'époque d'une légion d'ouvriers ( une légion était composée de 3300 hommes au huitième siècle avant Jésus-Christ et plus tard, sous l'empire d'Octavien Auguste durant le premier siècle par 5500) pour le parfait entretien des structures.
Ces ouvriers travaillaient sous la direction d'un curator aquarum (le responsable de l'entretien des aqueducs). Sous son commandement, ces voies de communication qui convoitaient l'eau devaient etre construites en considérant toujours les entretiens d'ordinaire administration et les travaux de réparation extra-ordinaires.
Les points d'accès aux canalisations souterraines (des puits recouverts par des blocs de marbre) étaient installés et placés à une meme distance l'un de l'autre pour un meilleur accès en cas d'obstructions ou d'interruptions de flux.

Pendant sa plus grande période d'expansion (du premier jusqu'au deuxième siècle) Rome comptait plus d'un million d'habitants et chacun d'eux avait à sa disposition un mètre cube d'eau par jour provenant de différents aqueducs:
-Aqua Appia, construit par Appio Claudio Cieco en 312 avant Jésus-Christ, 16 kilomètres de long, provenent de La Rustica sur la Via Prenestina
-Anio Vetus, construit par Flacco et Curio Dentato en 272 avant Jésus-Christ, 63 kilomètres de long, provenent de Vicovaro Mandela (région Abruzzes) et qui terminait son cours à Porta Maggiore
-Aqua Marcia, construit par le préteur Quinto Marcio Re en 144 avant Jésus-Christ, 62 kilomètres de long, provenant de Arsoli (région du Latium) et qui en passant par Porta Maggiore il desservait les quartiers du Mont Capitole et du Mont Aventin
-Aqua Tepula, construit par Cepione Longino en 125 avant Jésus-Christ, 18 kilomètres de long et entièrement souterrain, source d'eau tiède provenant de Grottaferrata-Marino (Latium) et qui desservait le quartier du Mont Quirinal
-Aqua Julia, construit par Marco Vipsanio Agrippa (architecte d'Octavien Auguste) en 33 avant Jésus-Christ, 18 kilomètres de long tous souterrains, provenant de Grottaferrata et rejoignant les aqueducs de l'Aqua Marcia et de l'Aqua Tepula à Porta Maggiore il desservait lui aussi le quartier du Mont Quirinal
-Aqua Virgo, construit par Marco Vipsanio Agrippa en 19 avant Jésus-Christ, 20 kilomètres de long, provenent de Salone (Via Collatina), il était entièrement souterrain et desservait les Thermes d'Agrippa (qui comprenaient les zones du Pincio, Place d'Espagne, Via del Corso et du Panthéon: son point final d'arrivée est la Fontaine de Trévi
-Aqua Alsietina, construit par Octavien Auguste en l'an 2 avant Jésus-Christ, 33 kilomètres de long, provenant de la source du lac de Martignano (Latium, Via Cassia), il passait par la Porta Aurelia et il desservit le quartier de Trastevere jusqu'au troisième siècle quand il n'y eut plus d'eau à la source
-Aqua Claudia, construit par l'empereur Caligula en 38, agrandi par l'ajout d'un étage supplémentaire par l'empereur Claudius en 52, 68 kilomètres de long, provenant de Arsoli il passait par Porta Maggiore et arrivait jusqu'au quartier de San Giovanni (Latran): sous l'empire de Domitien (81-96) il fut prolongé jusqu'au Mont Palatin (les deux étages et les arches sont encore visibles à coté de l'entrée du mont Palatin sur la Via di San Gregorio)
-Anio Novus, construit lui aussi par l'empereur Caligula en 38, agrandi lui aussi par l'empereur Claudius en 52, 87 kilomètres de long, provenant de Subiaco (Latium) et il arrivait lui aussi jusqu'au Mont Palatin
-Aqua Traiana, construit par l'empereur Marco Ulpio Traiano en 109, 32 kilomètres de long, provenant du lac de Bracciano, Oriolo Romano et Trevignano, il passait par la Porta Aurelia et il desservait les quartiers de Borgo (Vatican) et de Trastevere. Restauré par Pape Pie V en 1618 il prit le nom d'Aqua Paola et ses points finals d'arrivée sont la Fontaine Trilussa (Piazza Trilussa) et la Fontaine Paola (Mont Janiculum)
-Aqua Alexandrina, construit par l'empereur Alessandro Severo en 226, 22 kilomètres de long, provenent de Colonna il passait par Porta Maggiore et desservait une partie du quartier du Mont Quirinal en terminant son cours aux Thermes Alexandrines (derrière le Panthéon)
-Aqua Felice, construit par Pape Grégoire XIII en 1583 et fini sous Pape Sixtus V en 1585, 38 kilomètres de long, provenent de Palestrina et Zagarolo il entrait à Rome à travers la Porta Furba (quartier sud de la ville) et desservait les quartiers des Monts Esquilin, Viminal et Quirinal. Son point final d'arrivée est la Fontaine du Moise (Via Vittorio Emanuele Orlando juste à coté du St Regis Grand Hotel).
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06.01.2008
Visite de Rome virtuelle mais surtout réelle
Lors de la construction depuis le néant de mon site sur la ville de Rome et de ses monuments qui datent du 8ème siècle avant Jésus-Christ, partir de zéro n'est pas si facile que cela: avant de prendre en main n'importe quel crayon et bout de papier pour y jeter les premières notions à ajouter pour créer un premier contenu, il fallait voir comment le présenter: meme si les connaissances sont bonnes il reste néanmoins très difficile d'exposer un concept de raccord entre un passé qui n'existe plus et un présent qui change et évolue continuellement, dans ce cas au fil des différentes découvertes archéologiques et historiques qui concernent la ville de Rome à peu près tous les quinze jours (Dieu soit loué, les fouilles sous la Rome ancienne continueront pendant plus d'un siècle encore: nous ne serons plus là pour voir nos curiosités satisfaites mais nos descendants en profiterons, au moins).
J'ai donc imaginé en me mettant à la place d'un internaute (visiteur virtuel de Rome) d'un coté et à la fois d'un visiteur en chair et en os (visiteur réel) en imaginant d'avoir devant moi un énorme jeu vidéo à illustrer et expliquer, en tenant compte que chaque joueur (ou groupe de joueurs) joue au fil de sa connaissance personnelle du jeu vidéo présenté et manifeste un véritable intéret qui est en rapport direct avec son envie d'évolution à travers les différents niveaux de jeu.
Tout ce que l'on voit est alors une interaction entre le visiteur (soit virtuel que réel) et la ville de Rome qui lui est ouverte comme une porte petit à petit, en rendant cette connexion la plus facile possible entre les deux véhicules de communication existants: l'explication et le lieu à expliquer doivent se rapprocher le plus possible à une compréhension la plus passionnante possible. C'est par ce moyen que tout ce qui est offert sous les yeux du visiteur arrive à l'utilisateur final (réel ou virtuel) dans la meilleure des façons: en ayant bien clair ce rapprochement entre visiteur, visite et lieux visités le contenu de mon site sur Rome a représenté ensuite un enchainement de descriptions les plus vraies et simples possibles pour en aboutir à une vision et une compréhension les plus vécues que possible. Vive Rome, vive les internautes passionnés de cette Ville Eternelle et vive ses visiteurs qui me transmettent leurs émotions.
21:38 Publié dans Voyages et tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : visite, visiteur, internaute, Rome, ancienne, Ville Eternelle, découvertes archéologiques
02.12.2007
Rome: la peur de l'Empire face aux mondes inconnus
Rome, au cours du premier siècle, commença à s'agrandir en long et en large, connaissant extrememnt bien les différentes techniques de combat en bataille, ce qui lui permatta vite de multiplier les territoires annexes à l'Empire.
Mais la peur des mondes inconnus et sauvages (exemple les betes féroces comme les tigres, lions, éléphants et crocodiles qui peuplaient l'Afrique et qui furent capturés et réduits en captivité par les Romains avant d'etre tués dans le Colisée) devait nécessairement etre anéantie à tout prix par la domination sous la forme d'ordre et de démocratie pour obtenir le controle de ces mondes.
11:19 Publié dans Voyages et tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Rome, empire, Colisée, visite, empire romain, guide
23.09.2007
Rome et ses "statues qui parlent"
Parmi les curiosités les plus intéressantes de Rome ce sont les "statues qui parlent" qui occupent une place de premier plan. Tout en n'émettant aucun son, elles parlent toutefois à travers des courts "petits poèmes" satyriques écrits sur des petites pancartes que des inconnus suspendent à leurs cous et qui expriment la voix du mécontent populaire depuis environ quatre siècles par le moyen de boutades d'esprit très ironiques, soit en vers soit en prose.
Parmi ces statues la plus fameuse est sans doute Pasquino (personnage à partir duquel provient l'expression Romaine "Pasquinate"): c'est un morceau d'une statue en marbre grecque du 1er siècle avant Jésus-Christ représentant Ménélas qui soutient son ami mourant Patroclo qui fut placée en 1501 au coin de Palazzo Braschi (30 mètres de Piazza Navona) avec Piazzetta di Parione par le cardinal de Rome Oliviero Carafa.
La tradition de suspendre ces poèmes satyriques provient des étudiants de gymnase de Rome de cette époque qui, le 25 Avril, jour de Saint Marc, avaient l'habitude de suspendre au piédistal de la statue des petits poèmes satyriques en latin.
A donner de la force à cette voix populaire s'ajoutèrent bientot d'autres statues: la première fut celle de Marforio, figure de divinité fluviale du 1er siècle avant Jésus-Christ que Pape Innocence 10ème fit colloquer dans la cour de Palazzo Nuovo (une des deux constructions qui font partie des Musées du Capitole, sur la Piazza del Campidoglio justement).
S'en suivirent la statue de Madama Lucrezia, un grand buste de femme placé près de l'église de San Marco (juste derrière Palazzo Venezia), puis l'abate Luigi (l'abbé Louis) à Piazza Vidoni (sur le coté de l'église de Sant'Andrea della Valle qui regarde vers Largo Argentina), la Fontana del Facchino (la fontaine du Porteur) à Via del Corso (via Lata comme elle s'appelait pendant le Moyen-Age) et enfin la statue du Sileno (aussi dite statue du Babuino), placée au coin de via del Babuino avec Piazza di Spagna.
09:15 Publié dans Voyages et tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Rome, statue, fontaine, tour, visite, Piazza Venezia, Pasquino


